Objectifs
Ce blog est créé par un médecin psychiatre, pour répondre à un manque :
les médicaments psycho-actifs ou psychotropes (c-a-d : agissant au niveau du système nerveux central plus précisément sur le psychisme) sont très largement prescrits et utilisés en France, mais en pratique les effets cliniques (par opposition aux effets biologiques) de ces médicaments, qu'il s'agisse de leurs effets bénéfiques ou de leurs effets secondaires ou indésirables. sont encore insuffisamment connus.
Veuillez noter, en préambule, que le terme psychotrope, sur le web, est souvent employé à propos des drogues non médicamenteuses, qui, bien entendu, provoquent elles aussi des effets psychotropes.
Pourquoi les effets des médicaments psychotropes ne sont-ils pas mieux connus ?
Les laboratoires pharmaceutiques étudient les médicaments au travers de protocoles devenus au fil des ans très rigides et stéréotypés et déterminent les effets des produits au moyen de grilles ou échelles d'évaluation, qui sont grossières ou incomplètes.
Parfois, les effets sont variables dans le temps, selon les tempéraments, et selon les mots (ou les langues) utilisés pour les décrire.
Lorsqu'on regarde les fiches descriptives du dictionnaire des médicaments VIDAL, on s'aperçoit que les informations sur les médicaments les plus anciens sont très parcellaires par rapport aux médicaments les plus récents, aussi bien pour les effets bénéfiques que négatifs.
De plus, même pour les médicaments récents, la connaissance des effets secondaires est parfois obscurcie par le fait que leur déclaration en pharmacovigilance doit être effectuée par un médecin, et celui-ci ne pense pas toujours à effectuer ce signalement.
Il y a donc un manque de connaissances et ce blog est là pour explorer un nouveau moyen d'augmenter ces connaissances.
les médicaments psycho-actifs ou psychotropes (c-a-d : agissant au niveau du système nerveux central plus précisément sur le psychisme) sont très largement prescrits et utilisés en France, mais en pratique les effets cliniques (par opposition aux effets biologiques) de ces médicaments, qu'il s'agisse de leurs effets bénéfiques ou de leurs effets secondaires ou indésirables. sont encore insuffisamment connus.
Veuillez noter, en préambule, que le terme psychotrope, sur le web, est souvent employé à propos des drogues non médicamenteuses, qui, bien entendu, provoquent elles aussi des effets psychotropes.
Pourquoi les effets des médicaments psychotropes ne sont-ils pas mieux connus ?
Les laboratoires pharmaceutiques étudient les médicaments au travers de protocoles devenus au fil des ans très rigides et stéréotypés et déterminent les effets des produits au moyen de grilles ou échelles d'évaluation, qui sont grossières ou incomplètes.
Parfois, les effets sont variables dans le temps, selon les tempéraments, et selon les mots (ou les langues) utilisés pour les décrire.
Lorsqu'on regarde les fiches descriptives du dictionnaire des médicaments VIDAL, on s'aperçoit que les informations sur les médicaments les plus anciens sont très parcellaires par rapport aux médicaments les plus récents, aussi bien pour les effets bénéfiques que négatifs.
De plus, même pour les médicaments récents, la connaissance des effets secondaires est parfois obscurcie par le fait que leur déclaration en pharmacovigilance doit être effectuée par un médecin, et celui-ci ne pense pas toujours à effectuer ce signalement.
Il y a donc un manque de connaissances et ce blog est là pour explorer un nouveau moyen d'augmenter ces connaissances.
jeudi 4 octobre 2007
effets excitants paradoxaux des neuroleptiques
Quelqu'un (médecin, patient) a-t-il des informations à communiquer sur les effets excitants, paradoxaux (car il s'agit de produits sédatifs) des neuroleptiques ?
Libellés :
antipsychotiques,
neuroleptiques
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4 commentaires:
Bonjour Philippe,
pour répondre à ta question : personnellement, si l'on écarte les akathisies, j'ai très peu d'observation dans ma patientèle d'effets paradoxaux avec les neuroleptiques ou les antipsychotiques (à l'exception notable de l'aripiprazole dont le maniement est difficile à cause de cela, en particulier chez les patients traités antérieurement par neuroleptiques - hypersensibilité des récepteurs induites par le traitement neuroleptique ?-)
J'ai eu cependant hier (!) en consultation un patient (F20.0) traité par neuroleptique retard à forte dose (4 ampoules Haldol décanoas et 4 ampoules de Piportil L4 par mois - je précise que je ne suis pour rien dans cette thérapeutique) et chez qui l'ajout de TERCIAN 100 mg le soir lors de la dernière hospitalisation a été responsable de l'apparition d'une insomnie qui a rétrocédé avec l'arrêt de cette thérapeutique par sa famille.
En dehors de ce cas particulier, les cas chez qui j'ai vu apparaître une agitation sous neuroleptique se sont avérés être les prémices d'un syndrome malin (probable) puisque rapidement les patients présentaient une augmentation de la température, une instabilité des constantes qui conduisaient à l'arrêt de la thérapeutique. Je n'ai pas eu beaucoup de patients, moins de 5 si ma mémoire ne me trahit pas, chez qui j'ai vu ce tableau.
Amicalement
en effet, Guy, la question se pose après certaines observations où il n'y avait pas, à l'évidence, d'akathisie
Bonjour Doc
Le tercian à très, très faibles doses
me donne la pêche....sexuellement. Et m'abrutit à doses plus fortes
Manouche, bipolaire
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